
Le Projet de Loi de Finances Rectificative 2026 introduit une réforme majeure pour les propriétaires de logements loués via Airbnb, Booking.com et autres plateformes numériques. OWE vous explique simplement ce qui change et les impacts pour les utilisateurs et investisseurs immobiliers.
Avec le développement du tourisme et du numérique, de nombreux propriétaires béninois proposent désormais leurs appartements, villas ou chambres à la location sur des plateformes internationales. Cependant, les revenus générés par ces locations échappaient souvent au mécanisme classique de prélèvement de l'impôt.
Pour corriger cette situation, le gouvernement prévoit d'introduire un nouveau paragraphe à l'article 106 du Code général des impôts (CGI). Celui-ci rendra les plateformes numériques responsables de la retenue et du reversement de l'impôt dû sur les loyers collectés pour des biens situés sur le territoire béninois.
Avant cette réforme, lorsqu'un logement était loué, l'obligation de retenue à la source reposait principalement sur le locataire ou n'était pas toujours appliquée dans le cadre des locations réalisées en ligne.
Avec le Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2026, les plateformes de réservation en ligne telles qu'Airbnb, Booking.com et autres seront désormais tenues de prélever l'impôt applicable sur les loyers avant de reverser le montant restant au propriétaire du logement. Cette obligation s'imposera à toutes les plateformes concernées, même lorsqu'elles sont établies en dehors du territoire béninois. Grâce à ce nouveau mécanisme, les revenus issus des locations de courte ou de longue durée seront plus facilement identifiables et traçables par les autorités compétentes. Cette réforme permettra également à l'administration fiscale de mieux suivre et contrôler les flux financiers générés par les activités d'hébergement touristique et locatif, renforçant ainsi la transparence et l'équité fiscale dans le secteur.
En d'autres termes, un propriétaire qui loue son appartement via Airbnb ou Booking continuera de percevoir ses revenus, mais l'impôt dû sera désormais prélevé directement par la plateforme avant le versement.
L'objectif du gouvernement n'est pas de créer un nouvel impôt, mais de garantir que les revenus issus de l'économie numérique soient soumis aux mêmes règles fiscales que les activités traditionnelles.
Cette réforme poursuit trois objectifs majeurs :
Les hôtels, auberges et autres établissements d'hébergement sont déjà soumis à des obligations fiscales. Le gouvernement souhaite que les locations réalisées sur les plateformes numériques participent également à l'effort fiscal national.
Le commerce en ligne, les services numériques et les plateformes internationales occupent une place de plus en plus importante dans l'économie. Le Bénin adapte ainsi sa législation aux nouvelles réalités du marché.
Les recettes supplémentaires attendues grâce à ces nouvelles mesures fiscales permettront à l'État de financer plusieurs priorités inscrites dans le budget rectificatif 2026. Elles contribueront notamment à la mise en œuvre de la gratuité de la scolarité pour les filles du secondaire public, au renforcement de l'assurance maladie obligatoire, à l'amélioration de la prise en charge des enfants vulnérables, à la construction et à la réhabilitation d'infrastructures sanitaires, ainsi qu'au financement de projets d'assainissement et de sécurité urbaine destinés à améliorer le cadre de vie des populations.
Pour les propriétaires respectueux de leurs obligations fiscales, cette réforme ne constitue pas une menace mais plutôt une mesure de transparence. Elle simplifie même certaines démarches puisque le prélèvement sera effectué directement par les plateformes.
Les personnes qui réalisent régulièrement des revenus locatifs via les applications numériques devront toutefois s'assurer que leur activité est conforme à la réglementation fiscale en vigueur.
Le Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2026 introduit une réforme importante du Code Général des Impôts à travers la modification de l'article 106 relatif à la retenue à la source sur les loyers.
Cette réforme vise principalement les revenus générés par les plateformes numériques de location d'hébergement telles qu'Airbnb, Booking.com et autres plateformes de réservation en ligne opérant sur le territoire béninois.
L'objectif affiché par le gouvernement est de mettre fin à un vide fiscal qui permettait à une partie des revenus locatifs issus du numérique d'échapper aux mécanismes classiques de prélèvement de l'impôt.
Le PLFR 2026 introduit un nouveau paragraphe 9 à l'article 106 du CGI.
Selon les dispositions proposées, les opérations de réservation d'hébergement de courte ou de longue durée ainsi que la collecte des loyers réalisées par l'intermédiaire d'une plateforme électronique seront désormais soumises à une retenue à la source lorsque l'immeuble concerné est situé au Bénin.
La principale innovation réside dans le transfert de la responsabilité fiscale.
Avant la réforme, l'obligation de retenue incombait généralement au locataire ou au payeur du loyer.
Après la réforme, cette responsabilité est transférée à la plateforme numérique qui encaisse le paiement pour le compte du propriétaire.
La réforme précise que l'impôt est dû dès lors que le bien immobilier est situé sur le territoire béninois.
Peu importe que le propriétaire réside au Bénin ou à l’étranger, que le locataire soit béninois ou étranger, ou encore que la plateforme soit installée aux États-Unis, en Europe ou ailleurs.
Le critère retenu est la localisation physique du logement.
Cette disposition permet à l'administration fiscale béninoise de taxer les revenus générés par des biens immobiliers situés au Bénin, même lorsque la transaction est entièrement réalisée à l'étranger.
Dans le cadre de la réforme prévue par le PLFR 2026, les plateformes de location en ligne telles qu'Airbnb, Booking.com et les autres intermédiaires numériques auront désormais la responsabilité d'identifier les transactions portant sur des biens immobiliers situés au Bénin. Elles devront ensuite calculer le montant de la retenue fiscale applicable, prélever directement cet impôt sur les sommes collectées et reverser les montants dus à l'administration fiscale béninoise conformément aux dispositions du Code général des impôts. Cette mesure vise à renforcer la transparence des transactions et à améliorer le recouvrement des recettes fiscales issues de l'économie numérique.
Cette disposition rapproche le Bénin des pratiques déjà observées dans plusieurs pays qui imposent aux géants du numérique des obligations de collecte fiscale.
Les propriétaires constituent la première catégorie concernée.
Pour les propriétaires immobiliers, cette réforme présente plusieurs avantages. Elle contribue à simplifier les obligations fiscales en automatisant une partie du processus de prélèvement de l'impôt, réduit les risques d'erreurs ou d'omissions dans les déclarations fiscales et permet une meilleure traçabilité des revenus locatifs grâce à l'enregistrement systématique des transactions réalisées via les plateformes numériques.
Cette réforme pourrait également entraîner une réduction du montant net perçu par les propriétaires après le prélèvement de l'impôt à la source. Elle marque par ailleurs la fin progressive des revenus locatifs non déclarés, les transactions étant désormais mieux suivies par l'administration fiscale. Les propriétaires seront ainsi davantage tenus de se conformer aux obligations fiscales en vigueur et d'assurer une gestion plus transparente de leurs activités locatives.
Pour les investisseurs professionnels déjà déclarés, l'impact devrait rester limité.
En revanche, les propriétaires occasionnels qui louaient ponctuellement leurs appartements sans déclaration pourraient voir leurs revenus automatiquement intégrés dans le système fiscal.
Pour les investisseurs immobiliers, la réforme apporte davantage de transparence.
Les établissements financiers, les investisseurs institutionnels et les promoteurs immobiliers disposeront désormais d'un environnement fiscal plus lisible.
Cette visibilité peut contribuer à renforcer la confiance dans le secteur, à améliorer la formalisation du marché locatif et à faciliter l’évaluation réelle de la rentabilité des investissements.
À moyen terme, cette mesure pourrait favoriser une meilleure structuration du marché des résidences meublées et des appartements de courte durée.
Pour les utilisateurs des plateformes, aucune nouvelle taxe directe n'est annoncée.
Toutefois, plusieurs effets indirects pourraient apparaître, notamment l’ajustement des tarifs par certains propriétaires, une plus grande transparence des prix affichés et l’intégration automatique des prélèvements fiscaux dans les mécanismes de facturation des plateformes.
Pour les touristes et voyageurs d'affaires, le changement devrait être peu perceptible à court terme.
Cette réforme s'inscrit dans une stratégie plus large de modernisation fiscale.
Le PLFR 2026 ne crée pas de nouvel impôt sur les locations numériques.
Il cherche plutôt à améliorer le recouvrement d'un impôt déjà existant en désignant un acteur capable d'assurer efficacement la collecte : la plateforme numérique.
Cette approche permet à l'État d'élargir l'assiette fiscale sans augmenter les taux d'imposition.
Les principaux bénéficiaires sont l’administration fiscale, dont la capacité de collecte est améliorée, les opérateurs immobiliers déjà en règle, les investisseurs en quête d’un marché plus transparent, ainsi que les finances publiques dans leur ensemble.
Les principaux concernés par les effets négatifs sont les propriétaires qui ne déclaraient pas leurs revenus, les acteurs qui profitaient de l’absence de contrôle sur les plateformes numériques, ainsi que les opérateurs informels du marché de la location touristique
La modification de l'article 106 du Code Général des Impôts constitue l'une des réformes fiscales les plus importantes du PLFR 2026. Elle marque l'entrée officielle des plateformes de location dans le dispositif de collecte de l'impôt au Bénin.
Désormais, les revenus générés par les logements loués via Airbnb, Booking.com ou toute autre plateforme numérique ne pourront plus échapper aux mécanismes classiques de retenue à la source. Le gouvernement entend ainsi adapter la fiscalité nationale aux réalités de l'économie numérique tout en renforçant l'équité entre les différents acteurs du secteur de l'hébergement.